Archives de Tag: transports en commun

Vieux et poussettes dans les transports: êtres respectables ou simple nuisance urbaine

Il m’arrive régulièrement de pester contre les personnes âgées qui sortent de chez elles aux heures de pointes, alors que j’ai été cloué au bureau toute la journée et que je ne peux pas éviter de faire mes courses à ce moment là. J’exècre également les parents munis de poussettes, qui se battent pour prendre toute la place dans le bus aux heures de pointes, sans aucune considération pour l’usager normal, qui n’a pas choisi d’être handicapé et souffre pourtant indirectement du handicap que ces procréateurs inconscient imposent à la société.

Je reconnais bien volontiers que les enfants sont l’avenir de l’humanité. Mais si par extra-ordinaire on pouvait justifier du bien fondé de l’humanité, et démontrer que cet avenir porte un intérêt (prémisse éminemment contestable) cela ne justifie en rien de promener les gosses dans les transports aux heures de pointes. Il existe des tas d’endroits conçu pour élever ces bestioles. Les transports n’en font pas partie. De la même façon, il faut bien que les vieux fassent des courses pour vivre. Ils ont toute la journée pour taper la discut’ avec la caissière. En admettant qu’il est légitime qu’ils vivent (prémisse éminemment contesté) quel besoin de paralyser les commerces entre 18 et 20h?

Le complot des vieux par Djoz12

Le récent épisode neigeux vient toutefois de changer la donne sur ces sujets. Hier, les transports parisiens se sont vus purgés des retraités et des poussettes. La preuve est donc faite que les intéressés peuvent ne pas prendre les transports aux heures de pointes, et que les transports roulent quand même. Je lance donc un appel solennel aux ancêtres et aux progénitures: merci de ne pas revenir dans mon bus.

Je voudrais conclure par cette phrase qu’on m’a rapporté, mais qui aurait pu être de moi: Les vieux, il faudrait les tuer à la naissance!

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Classé dans Interdit aux moins de 18 ans -- Fictions potentiellement violentes et/ou sexuellement explicites

Lettre ouverte à un lecteur obstiné

Toi, le lecteur qui t’obstines à passer par ici malgré mon silence, j’ai une nouvelle pour toi qui n’a aucun intérêt direct, mais pourrait bien en avoir un par la bande.

Mes précédents articles ont étés composés sur un outil qui sans avoir jamais été dans mes mains le « dernier cri » s’est malgré tout montré un fidèle serviteur. Il s’agissait de feu mon HTC hero.

maintenant il ressemble à ça:

Et bientôt il va partir par la poste pour servir un troisième maître.

Reboots intempestifs, écran plus tout à fait tactile partout, mémoire saturée, et j’en passe: il était temps d’agir. Alors j’ai acquis un petit bijou de technologie qui va me permettre d’écrire de nouveau dans les transports. Alors à bientôt?

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Classé dans Pas de ça ici — Liens vers des ailleurs plus ou moins roses

La manche bleue marine

« Au commencement était le verbe » ou du moins, la bonne vieille cloche traditionnelle, aussi verbeuse qu’avinée. celui ci tente usuellement de convaincre, par son boniment, un public blasé de lui jeter quelques piécettes pour un peu de bonne conscience. Son répertoire va selon son niveau d’alcoolémie de « hey, camarade, t’as pas cent balles? » à « bonjour, j’ai perdu mon emploi, mon logement, ma femme, et même mon amour propre. Je ne vais pas vous demander de l’amour mais juste de quoi rester propre… »

C’est important, les mendiants. C’était sans doute la retraite des pionnières du plus vieux métier du monde et ce métier durera autant que l’humanité.ça permet principalement de faire peur aux gens pour qu’ils s’efforcent de ne pas « tomber si bas ». Et ça permet à ceux qui ont le courage de se recentrer sur l’essentiel de consacrer à la philosophie le temps qu’ils auraient pu perdre à bosser.

La mendicité n’a pas échappé à la mondialisation. Quoi de plus rationnel que d’importer dans les pays riches, ou on a de l’argent à en revendre, les mendiants des pays pauvres, ou l’on n’a rien à leur donner. Des réseaux se sont donc créés dans ce but. C’est ainsi qu’on peut maintenant acheter, dans le RER, un marque-page qui porte, d’un coté en français et de l’autre en anglais, un texte expliquant que le vendeur à des enfants mais pas de travail, et que votre aide vous vaudra une intention dans les prières de la famille. C’est d’autant plus cocasse quand le vendeur parait avoir moins de douze ans.

C’est quand même un peu chiant ces mendiants. D’autant que le secteur est fortement concurrentiel. S’en suit un effort permanent de différenciation, qui vous vaut parfois de vous voir proposé de l’activité intellectuelle low-cost, mais qui vous vaut aussi d’autre fois d’avoir les oreilles détruites par le croisement entre les sanglots d’un violon et un vieux midi pourri.

La réponse diversifiée à la mendicité d’origine non contrôlée, c’est la mendicité de souche, qui brandit bien haut le livret de famille et la carte nationale d’identité. Donnez, c’est entre bon français, presque en famille. Marine Le Pen se porte-t-elle donc si mal qu’elle doivent envoyer ses militants faire la manche, ou bien recrute-t-elle ses sympathisants parmi les mendiants qui sont plus menacés que les plombiers par les polonais?

Bizarrement l’anecdote ne me rend sympathiques ni les mendiants ni les militants.

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Classé dans Si je peux me permettre... -- Et il se trouve que je peux! -- D'ailleurs je me permets.