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Le féminisme est-il juste un gros troll poilu?

Ce matin après le bouclage d’un article que je comptais publier ici, je me suis retrouvé en proie à l’angoisse de la page blanche. Heureusement, la couverture par le journal Métro de la campagne « oser en parler » m’a sauvé. Du coup, l’article de ce matin est repoussé aux calendes grecques.

Les filles, j’accepte comme légitimes une partie au moins de vos revendications. En tout état de cause, les violences conjugales, c’est un vrai sujet. Et si je trouve regrettable qu’on dissocie toujours (par pur sexisme) le traitement des violences conjugales en fonction de qui tape sur qui, il ne me parait pas invraisemblable, en l’absence de chiffres fiables indiquant le contraire, de supposer que les femmes en sont le plus massivement victimes. Et puis ça colle tellement bien au cliché…
Mais il y a des limites au militantisme décérébré. On peut prendre des positions extrêmes, je serais mal placé pour vous le reprocher. Mais par pitié, si vous voulez conserver un minimum de dignité, quand vous posez la statue des droits des femmes debout sur le cadavre des droits de l’Homme, laissez paraître un peu de dérision. Quand je lis « il faut que la parole des victimes soit assimilée à une preuve par les policiers et les magistrats », je crois d’abord à une blague. Mais dans l’encart qui suit, une personne de la FNSF dit le plus calmement du monde que croire la parole des femmes est un principe de base. Ça pose l’ambiance: dans FNSF, il y a FN et SF, c’est raccord pour le croisement entre Marine Le Pen et 1984.

Georges Brassens chantait dans le pluriel « oui, la cause était bonne, était belle, nous étions amoureux, nous l’avons épousée. Nous voulions être heureux, tous ensembles, avec elle, nous étions trop nombreux, nous l’avons défrisée. » Certains militants, qui sont en général les plus virulents, devraient prendre des distances avec leur cause, s’ils l’aiment vraiment.

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