Archives de Tag: burqa

Elles ne tournent pas rond

Je ne suis pas un orientaliste émérite. Merci donc de me le signaler si je me méprends sur une civilisation dont je connais mal les codes. Tenez, même en français, il paraît que la Mecque n’est plus assez vers l’orient pour justifier l’emploi du terme orientaliste…

De ce que j’en ai compris, le coran explique que quand elle devient pré-pubère, une petite fille se détraque. C’est du surtout à la modification de ses hormones. Comme une roue de vélo, on dit alors que celle qui ne tourne pas rond est voilée. On la bâche alors pour que les autres ne le voient pas.
Il y a plus de sagesse qu’on ne veux bien généralement l’admettre là dedans. C’est vrai que les filles font n’importe quoi, surtout à partir de la puberté. Et s’il est bien naïf de croire qu’une bâche peu rendre invisible, elle est plus là pour jouer un rôle symbolique que pour faire disparaître un corps qu’on aurait pu aussi bien balancer dans un étang.
Blagues à part, le tchador étant l’apanage des jeunes filles pubères, vous imaginerez peut-être ma stupeur en croisant ce matin un père qui accompagnait à l’école ses deux filles de 5 et 7 ans maximum, entoilées jusqu’ au menton par en bas et jusqu’aux sourcils par en haut. Depuis, je cherche désespérément une explication et j’en ai trouvé deux possibles.

Ce type ne sait peut-être pas lire l’arabe. Un bon musulman devrait bien sur le lire assez pour lire le coran tous les jours que dieu fait, mais comme c’est difficile, ce monsieur s’est dit qu’il serait toujours un moins mauvais pratiquant s’il imposait à la maison les déguisements qui lui paraissent appropriés. En somme, on a de la chance qu’il se balade en pyjama et bonnet: il aurait un tout petit peu moins bien compris, il se serait promené en burqa.
Ou alors, il sait bien que le voile est là pour protéger les filles de la convoitise. En effet, qui a envie de baiser un sac? S’il convoite lui même ses filles, il les estime peut-être convoitables. Il aura alors choisi de les abriter de cette façon.

On ne saura de toute façon jamais. Et je me fous un peu de la façon dont ces filles sont habillées, elles sont trop jeunes pour moi…

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Gay-pride / burqa: même combat

Avertissement: Ceux de mes lecteurs qui me connaissent un peu n’auront pas manqué de reconnaître dans ce titre une formule qui m’est chère. Si la gay-pride et la burqa sont emblématiques, cette courte liste d’exemple n’est aucunement limitative. Nombre d’autres causes sont portées par des militants qui ont les mêmes travers.

La gay-pride tout d’abord se veut la manifestation de « minorités sexuelles » qui réclament le droit de faire les mêmes choses que « la majorité ». Cette majorité, loin d’être un ensemble homogène, se définit comme l’ensemble des gens qui ne peuvent prétendre faire partie d’une des minorités coalisées.

Toute l’organisation de la gay-pride vise à mettre en scène un gouffre qui sépare les « opprimés » plus ou moins « déviants » de leurs « oppresseurs » plus ou moins « normaux ». Le but atteint est à l’opposé du but annoncé: pour qui voit 30 secondes de l’évènement au journal télévisé, rien ne légitime plus des « droits différents » que l’auto-stigmatisation des « exclus » qui légitiment ainsi leur exclusion.

En un mot comme en cent ne n’est pas en dansant sur un char avec une plume dans le cul qu’on passe pour normal, et qu’on obtient d’être traité comme tel. Au contraire.

La burqa participe de la même dynamique. Elle matérialise une séparation à l’aide d’une bâche noire entre une femme et le monde. La femme qui se sépare ainsi du monde aurait mauvaise grâce à prétendre aux mêmes droits que les autres membres de la société dont elle prend garde à s’isoler.

C’est un combat perdu d’avance que de vouloir être accepté comme un des visages de la normalité quand le moyen mis en œuvre est uniquement de s’en distinguer, de s’en séparer, de ne pas se mélanger.

Dans ces deux paradigmes, il y a des similarités étonnantes:
Un groupe, qui s’estime opprimés se singularise pour montrer son existence. Il prétend viser par là à se faire accepter. Évidemment montrer qu’on n’est pas comme les autres pour être vu comme les autres, cela ne saurait fonctionner. Mais on retrouve dans les deux cas une forte composante identitaire dans la cause. Les militants de tous poils existent par leur combat. Certains n’existent que par ça. Or la victoire met un point final au combat. Alors se battre oui mais vaincre, non. Le combat dans ces conditions devient vite une mascarade qui vise à se faire des ennemis en évitant de se faire trop d’amis.

Cette dynamique anime de plus en plus de mouvements de tous poils, et les militants du dimanche qui les rejoignent s’y laissent prendre grossièrement. Méfiez vous un peu avant d’épouser une cause, ce sont des noces dont on ne divorce pas.

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