Politique et logique sont-ils antinomiques?

Si pour vous l’info du jour c’est le grand retour de BlackBerry, passez votre chemin. Le communautarisme des usagers de ce téléphone mériterait sans doute un article, mais il y a eu une autre bombe médiatique qui a peté a la gueule de Christiane Taubira. Au matin du deuxième jour de l’examen de sa loi dite de mariage pour tous (conçue comme o&n sait de façon à déplacer les inégalités sans les supprimer), une circulaire a été portée à la connaissance du public. Cette circulaire adressée par madame Taubira à ses services leur demande de répondre positivement aux demandes de nationalité française pour des enfants manifestement issus de gestation pour autrui. L’opposition au mariage pour tous s’est scandalisé de cette reconnaissance implicite de la GPA, interdite en France. Les partisans de la GPA, narquois, s’empressent de leur demander si c’est bien l’intérêt des enfants qui les motive.
Plus le débat se poursuit plus on s’éloigne de la logique. Je propose donc à Christiane de procéder comme suit:
1) il me semble correspondre effectivement à l’intérêt des enfants en question de leur accorder la nationalité française.
2) la preuve de l’existence d’un contrat de GPA réclamée dans cette circulaire comme condition pour cette attribution de nationalité pourra servir avantageusement comme preuve dans des poursuites à l’encontre de ces contrevenants à la loi française qui interdit le recours à ce type de procédés.
3) les enfants issus de GPA, devenus français devront en suite être recueillis par les services sociaux, qui seront chargés de les placer en vue d’une adoption, pourquoi pas par un couple homosexuel?

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1 commentaire

Classé dans Si je peux me permettre... -- Et il se trouve que je peux! -- D'ailleurs je me permets.

Une réponse à “Politique et logique sont-ils antinomiques?

  1. Tant qu’à aller dans le y-a-qu’à-faut-qu’on, j’ai pensé à un système qui permettrait de contourner l’interdiction des mères porteuses sans les autoriser officiellement, et qui permettrait de simplifier la question « Qui est la mère : celle qui élève l’enfant ou celle qui lui donne naissance ? »… C’est un peu tordu, mais juridiquement faisable sans trop toucher au Code civil.

    Il faudrait pouvoir autoriser l’abandon d’enfant avec recommandation d’adoption. Les parents faisant appel à une « mère porteuse » (même si c’est toujours illégal) doivent d’abord obtenir un agrément pour adopter un enfant. Une fois l’agrément obtenu, la procédure est simple : à la naissance de l’enfant, la mère porteuse décide de l’abandonner, mais elle « recommande » un couple disposant d’un agrément (celui qui a fait appel à la mère porteuse, évidemment). Une fois l’abandon effectué, le couple effectue une adoption plénière de l’enfant : en vertu du droit, ils deviennent les seuls et uniques parents de l’enfant, et ce dès la naissance (fiction juridique). L’abandon et l’adoption plénière étant définitifs, il n’y a plus de problème de filiation.

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